27.10.2009

Science sans conscience

POISSON.jpgDans un article publié dans « Terrain 52 » en mars 2009, Catherine Rémy, chercheuse au CNRS, se demande si le cochon est l’avenir de l’homme. Elle reconnaît que « le cochon est l’unique donneur animal envisagé pour sauver les humains en attente de greffons ». Dans un article des « Echos » en date des 23 et 24 octobre 2009 sur le parc biotechnologique Genopole d’Evry, est justifié « le recours aux têtards pour détecter l’effet des substances chimiques, qu’il s’agisse de polluants ou de médicaments potentiels, parce que le têtard est proche de l’homme, en termes d’évolution. C’est un bon modèle prédictif pour un certain nombre de fonctions physiologiques. » Les scientifiques ont donc établi et mis à profit pour l’homme cette proximité être humain/animal non humain. Pourquoi les scientifiques qui ont aussi reconnu la sensibilité de l’animal qu’il soit humain ou non humain ne mettent-ils pas cette évidence biologique au service de l’animal non humain ? Pourquoi cèdent-ils aux sirènes financières  des lobbies économiques de l’industrie agro alimentaires en modifiant génétiquement certains animaux d’élevage ? Le magazine de M6 « Zone interdite » du 25 octobre 2009 s’est largement fait l’écho de ces manipulations. Au fil des reportages : visite d’une ferme expérimentale israélienne de poulets sans plumes, avec gros plans sur des volatiles deux fois plus gros que les poules habituelles, dont « la texture ressemble à de la chair humaine », selon les commentaires du généticien à l’origine de cette expérimentation, « des poulets tout à fait normaux et qui font le même bruit que les autres » (sic). Il poursuit : « Ils sont plus écolos car sans plumes, ils n’ont pas besoin de ventilos pour se rafraîchir. » Enchaînons avec la visite d’un élevage de lapins géants de plus de sept kilos en Normandie, avec l’appréciation d’un chef cuisinier, « C’est sec, ce produit n’a pas d’intérêt. » Au final, découverte d’un élevage de saumons génétiquement modifiés au Canada. Les éleveurs leur ont injecté une hormone de croissance pour obtenir un poids dix fois supérieur, des nageoires atrophiées et pas de queue. Comment les scientifiques ont-ils pu mettre leur intelligence au service du seul profit économique ? Science sans conscience et sans éthique n’est que ruine de l’âme et négation de la vie.

 

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